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Cela fait une dizaine d’années que je vis loin de ma terre natale, et je dois avouer que mon intégration au sein de ma nouvelle communauté a été une véritable bouée de sauvetage. S’il est déjà extrêmement difficile de quitter sa zone de confort, sa famille, ses amis, pour s’aventurer en terre inconnue, il est encore plus difficile de le faire en étant isolé et recroquevillé sur soi-même.

S’intégrer socialement est surement l’une des choses les plus difficiles lorsque l’on est pas ou peu habitué au changement.

Avez-vous déjà fait face à ce dilemme intérieur de devoir sortir de vos habitudes, au risque de paraître idiot et vous faire lyncher, tout en vous efforçant de rester vous-même ?

Bien sûr que si, et je dirai même bien plus qu’une fois.

Nos sociétés sont de plus en plus ouvertes, et le communautarisme est même souvent vu comme la pire des maladies, une sorte de tare dont il faut absolument se débarrasser.

Quitter sa terre , son village, sa ville, sa famille, pour des raisons économiques, politiques ou autre et explorer d’autres cieux vous emmènera donc à ce moment de votre vie où vous devriez soit vous intégrer, soit mourir socialement.

Si beaucoup de gens ont cette faculté presque innée de dire bonjour à tout le monde, sourire à tout va et se faire une dizaine de connaissances à la minute, il faut avouer que ce n’est pas l’apanage de tout le monde. Mais est-ce pour autant une fatalité ? Pas si sur.

L’Europe a connu ses dernières années une vague sans précédent de migration en provenance des quatre coins du monde. Les guerres, les conflits politiques ou ethniques, la conjoncture économique, sont autant de sources de motivations pour ces centaines de milliers de migrants qui quittent chaque année leurs terres pour débarquer, légalement ou de façon irrégulière, en territoire européen.

Mais une fois sur place c’est généralement la désillusion, le manque, la tristesse face aux différences culturelles et de mentalité dans le pays hôte.

Se faire des amis et s’intégrer socialement est primordiale à une bonne santé mentale et même physique. Car oui, il y a bien un lien, que l’on veuille bien se l’avouer ou non, entre notre être intérieur et notre moi physique. La plupart des souffrances et dysfonctionnements physiques que nous ne faisons que constater à l’extérieur, vienne d’un profond dysfonctionnement à l’intérieur.

Mais n’entrons pas dans les détails.

L’homme est fait pour côtoyer l’homme, avec toutes les conséquences que cela peut entraîner, positives comme négatives.

Se faire des amis et s’intégrer socialement quand on est loin de sa terre n’est pas une option, mais une véritable nécessité. Alors comment s’y prendre ?

Et bien c’est extrêmement simple et dans cet article j’aimerais vous aider à passer ce cap de l’intégration. Vous n’avez pas besoin d’être une personne extravertie, super à l’aise avec tout le monde. Non. Ce dont vous avez le plus besoin pour mettre en pratique les quelques astuces que je m’apprête à vous dévoiler c’est tout simplement un cœur disposé, sincère et vrai.

Principe #1 : Ne jamais critiquer vos (futurs) amis

Il n y a surement rien de plus repoussant qu’une personne toujours prompte à critiquer et à se plaindre sans arrêt.

Le monde est déjà est bien assez difficile comme ça alors ne le complexifions pas davantage en nous plaignant et en critiquant les personnes ou les choses qui nous entourent.

J’ai souvent remarqué avec quelle facilité certaines personnes se mettent à critiquer d’autres individus juste à cause de leur différence d’opinion, de mentalité, de personnalité… c’est une erreur, et si vous êtes dans ce cas en ce moment, un bon conseil : arrêtez-vous net.

La critique est une manière trop souvent utilisée pour gérer les conflits. Quand vous dites du mal d’une personne, devant elle ou derrière son dos, c’est sa fierté qui est directement touchée. La plupart des gens ne vous le pardonnerait pas, ou s’ils venaient à le faire, vous rayeraient de leur vie.

De plus, même dans le cas où vous auriez de bonnes raisons de vous plaindre, votre interlocuteur risquerait de se renfermer et de ne pas prêter attention à vos remarques, aussi bonnes soient-elles. Pire, il pourrait vous retourner la pareil et ainsi envenimer la situation.

La critique détruit des ponts et irrigue des murs.

Si donc vous voulez élargir votre cercle d’amis et vous intégrer socialement, commencez par arrêter de critiquer tout ce qui bouge et choisissez dès aujourd’hui de voir le verre à moitié plein, plutôt que celui à moitié vide.

Des études scientifiques ont montré que les hommes et même les animaux, apprenaient beaucoup plus vite quand ils étaient encouragés, plutôt que sous le feu des critiques.

Alors, positivez et choisissez de rechercher le beau chez les personnes que vous côtoyez. Au lieu de les condamner, cherchez à les comprendre. Cela va augmenter considérablement votre empathie et votre tolérance, autant de choses qui attireront les gens vers vous.

Principe #2 :  Appréciez et acceptez les gens tels qu’ils sont

Dans un monde de plus en plus tourné vers la performance et l’égocentrisme, les gens sont de plus en plus en recherche de personnes vraies qui les apprécieraient non pas pour un quelconque gain, mais tout simplement pour ce qu’ils sont.

Les gens aiment être appréciés, c’est bien connu. Mais cela est encore plus réjouissant lorsque cette appréciation est faite de manière inconditionnelle.

J’ai le plaisir de côtoyer au travail, dans ma communauté, dans la rue, des gens qui ont des qualités juste incroyables. Je ne passe pas une seule journée sans avoir appris une chose nouvelle et bonne, grâce à mon prochain.

Il y a tant de belles choses autour de nous. Nous devons apprendre à les célébrer.

Si votre collègue de travail a fait un super boulot, mettez votre ego et toute jalousie de côté et dites-le lui : TU AS FAIT DE L’EXCELLENT TRAVAIL.

Votre voisine a peut être enfin réussi ce qu’elle considère être un exploit, bien que cela vous paraisse insignifiant. Peu importe, félicitez-là, car c’est son jour et non le vôtre.

Le besoin psychologique de reconnaissance est tout aussi important que celui de manger ou de boire.

Soyez donc indulgent et bon envers les autres. Faites preuve de générosité dans l’appréciation des membres entourage, ils vous en seront un jour ou l’autre reconnaissant. Et même s’ils venaient à ne pas le faire, vous, faites-le quand même.

Il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir

Il n’existe qu’un seul moyen de pousser quelqu’un à faire quelque chose et c’est en lui donnant envie de le faire. Si vous savez apprécier les gens, ils voudront être avec vous, et faire affaire avec vous. Il ne s’agit pas ici de les flatter dans un but pernicieux, mais véritablement de leur faire ressentir à quel point ils comptent pour vous, à quel point ils existent. Tout simplement.

Principe #3 : Recherchez les intérêts des autres

Quand j’étais petit, j’ai été à la pêche avec mon père et je me souviens que c’était un super moment. Si on s’y était rendu pour passer du bon temps, on y était également allé pour attraper du poisson.

Alors question : d’après vous que faut-il avoir avec soi pour avoir du poisson ?

Un premier réflexe serait de parler d’une canne à pêche. C’est vrai. Mais avez-vous pensé à ce dont raffole les poissons ?…Oui ?

Exactement, les poissons aiment les vers de terre. Vous savez, ces bestioles pas forcément belles à voir et à toucher. Mais pourtant, c’est bien cela que les poissons recherchent : si vous voulez attirez des gens vers vous, recherchez d’abord ce qu’ils aiment, avant de penser à ce qui pourrait vous intéresser chez eux.

Un vers de terre n’est pas nécessairement beau à voir et encore moins à toucher. Mais si vous voulez attraper du poisson, c’est bien de cela dont vous avez besoin.

Si vous vous renfermé sur-vous même et ne pensez qu’à vous, vous ne parviendrez jamais à atteindre les autres.

Bien sûr vos amis ne sont pas des thons. Ne nous méprenons pas. Mais l’idée est de faire passer le besoin de l’autre avant les siens. Pensez donc à ce qu’ils aiment, aux choses qu’ils apprécient, et vous pourrez plus facilement les aborder et les comprendre.

Si vous n’y connaissez rien au football et rencontrez un groupe de personnes complètement fans de ce sport, pourquoi ne pas vous y intéresser un peu plus vous aussi ? Qu’est-ce que cela vous coûterait sinon de gagner à coup sûr de nouveaux amis.

Vous élargirez toujours plus votre cercle d’amis en vous intéressant aux autres plutôt qu’en les obligeant à s’intéresser à vous.

Principe #4 : Donnez de la valeur aux personnes

Notre société pourtant plus ouverte que jamais nous a malheureusement habitué à nous éloigner des gens par des attitudes aussi simple que de dire « Bonjour, ça va ? »…sans vraiment y mettre du sien.

Combien de fois avez-vous dis bonjour aux gens sans aucune passion ? Surement bien plus qu’une.

Un ami à moi, grand fan du Paris-Saint-Germain, s’est un jour retrouvé au centre de formation du club et a eut le plaisir d’assister aux entraînements auxquels participaient son joueur favoris : Zlatan Ibrahimovic.

A la fin des festivités, ils s’est rapidement positionné vers la sortie pour pouvoir enfin saluer et prendre une photo avec celui qu’il considérait alors comme l’un des plus grands joueurs de tous les temps.

Mais quelle a été sa déception quand Zlatan, un peu énervé suite à l’entrainement, l’a à peine regardé lorsqu’il tenta de lui faire remarquer sa présence. Ce jour, il s’est prit un vent si violent qu’il en parle encore aujourd’hui avec une certaine rancœur.

Il s’est fait zlataner.

Bien sûr, il l’a depuis longtemps pardonné.

Plus loin, un autre de ses amis s’était approché suffisamment du joueur pour lui tendre la main. Il reçu en retour un « Nice to meet you » (enchanté de vous rencontrer) sans aucune saveur et sans même un regard sur celui qui s’était déplacé pour le voir.

Si vous voulez gagner la sympathie des gens, vos collègues de travail, vos voisins, vos camarades de fac, commencez à leur dire bonjour avec un large et véritable sourire. Et j’insiste sur le caractère sincère de ce geste. Retenez leurs prénoms, car il y a toujours plus d’impact à dire « Bonjour Charles » que tout simplement « Bonjour ».

Principe #5 : Pratiquez régulièrement les principes précédents

Car oui c’est en forgeant que l’on devient forgeron.

Plus vous ferez preuve de générosité dans vos relations interpersonnelles, plus vous vous ferez des amis et plus vous attirerez les faveurs de ceux qui vous entourent.

Aussi simple que ça.

 

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