De ma Terre à l’Europe

C’était une journée ordinaire.

Le soleil s’était levé à la même heure et le quartier dans lequel je vivais s’éveillait lentement.

Je m’étais mis debout suffisamment tôt pour pouvoir être à l’heure à ce rendez-vous annuel que je m’étais engagé à n’avoir qu’une fois dans ma vie.

L’air était assez agréable à respirer et niveau température, il faisait bon, comme toujours en période de vacances scolaires. Tout était beau et silencieux.

C’était une journée ordinaire. A l’exception d’une chose : je venais d’avoir mon baccalauréat scientifique.

A peine mon bac en poche, et les félicitations des uns et des autres, mon père me briefa sur les procédures qui devaient s’en suivre.

Il me leva donc un matin, tôt, pour une journée qui allait être marquée par de nombreux aller-retour dans les bureaux d’un même établissement qui s’appelait alors : Les Bourses et Stages.

Aucun étudiant gabonais n’ignorait ce qu’était cette institution (aujourd’hui ANBG) garante de votre avenir en études supérieures.

J’étais avec mon père, l’air toujours un peu insouciant (je parle bien de moi), les démarches s’enchaînant sans que je n’ai vraiment de choses à dire. Mon père s’occupait de tout.

J’avais sur moi un maillot d’une équipe de football américain avec écrit dessus Young. Je l’avais eu de mon frère aîné, qui se l’était procuré au marché. Ce beau maillot rouge et blanc avait donc des chances d’être une contrefaçon comme on en trouve dans la plupart des boutiques des marchés de la capitale. Mais peu m’importait, je l’aimais ce maillot et le mettais fièrement toutes les fois que je voulais afficher mon look Hip Hop.

On avait enchaîné les bureaux avec mon père, jusqu’à faire face à un autre un peu spécial. Et comme pour m’apprendre une leçon, qui allait me marquer à jamais, mon père me laissa entrer dans ce bureau, duquel je ressorti aussi vite je m’y étais introduit. L’homme, en apparence très éduqué, qui s’y trouvait m’avait sommé de rebrousser chemin et de toquer avant d’entrer. Un vrai choc pour moi. Je venais à ce moment précis de rentrer dans un autre monde : celui des adultes.

Quand il se décida enfin à me recevoir, il me fit comprendre qu’il n’était plus question que je me présente à un quelconque rendez-vous avec une dégaine de rappeur. Selon lui, aucune porte ne pourrait alors s’ouvrir à moi.

Après cette folle journée et une fois rentré, je décida d’ajouter à ma collection de vêtements pour jeunes branchés, de belles chemises et des pantalons : une révolution commença à s’opérer en moi.

Le blog De Ma Terre est le récit de mon parcours de jeune bachelier, jusqu’à ma situation de salarié d’une entreprise privé en tant qu’ingénieur en développement applicatif.

Ce parcours que je regarde aujourd’hui avec beaucoup d’émotions ne s’est pas fait sans douleur. Malheureusement (ou heureusement ?). Il y a eut des larmes, des peines, des mirages, des luttes. Tout un tas de choses que j’aurais aimé ne pas vivre.

Beaucoup de situations par lesquelles je suis passées auraient pu être évitées si l’on m’avait dit tout ce que je m’apprête à vous révéler au fil des articles.

La plupart sont des choses basiques, d’autres sont un peu moins triviales et ce blog est l’occasion pour moi de vous révéler en un seul endroit TOUT CE QUE J’AURAIS AIME SAVOIR en quittant la terre de mes ancêtres.

Ne manque aucune actualité. Abonne-toi.

Tu apprendras comment :

  • Améliorer tes finances
  • Booster ta productivité
  • Et plein d'autres surprises...
mm

AuthorCharles EDOU NZE

Ingénieur informatique, blogueur et essayiste qui s'ignore encore.

One reply to De ma Terre à l’Europe

  1. Pingback:

Laisser un commentaire